{"id":175355,"date":"2023-02-16T00:00:00","date_gmt":"2023-02-15T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.bcfi.be\/diabete-de-type-2-quelle-molecule-associer-a-la-metformine-lorsque-la-monotherapie-ne-suffit-plus-etude-grade\/"},"modified":"2026-04-09T17:10:36","modified_gmt":"2026-04-09T15:10:36","slug":"diabete-de-type-2-quelle-molecule-associer-a-la-metformine-lorsque-la-monotherapie-ne-suffit-plus-etude-grade","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/diabete-de-type-2-quelle-molecule-associer-a-la-metformine-lorsque-la-monotherapie-ne-suffit-plus-etude-grade\/","title":{"rendered":"Diab\u00e8te de type 2 : quelle mol\u00e9cule associer \u00e0 la metformine lorsque la monoth\u00e9rapie ne suffit plus (\u00e9tude GRADE) ?"},"content":{"rendered":"<h2>Messages cl&eacute;s<\/h2>\n<ul>\n<li>\n<p>Chez des patients diab&eacute;tiques de type 2 r&eacute;cemment diagnostiqu&eacute;s (4 ans) et insuffisamment contr&ocirc;l&eacute;s avec une dose optimale de metformine&#x002C; le liraglutide et l&rsquo;insuline glargine en traitement <i>add-on<\/i> (&agrave; la metformine) permettent aux patients d&rsquo;&ecirc;tre moins souvent au-del&agrave; du seuil en HbA1c de 7% lors des contr&ocirc;les trimestriels (crit&egrave;re primaire) que le glim&eacute;piride et la sitagliptine. La diff&eacute;rence en HbA1c entre les groupes est n&eacute;anmoins tr&egrave;s faible apr&egrave;s les 5 ann&eacute;es de suivi (de l&rsquo;ordre de 0&#x002C;1% &agrave; 0&#x002C;2% au maximum).<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>On constate que chez 70% des patients environ&#x002C; tous groupes confondus&#x002C; la cible glyc&eacute;mique (HbA1c &lt; 7%) n&#39;est pas atteinte. Ceci souligne la difficult&eacute; &agrave; maintenir un contr&ocirc;le glyc&eacute;mique ad&eacute;quat&#x002C; m&ecirc;me dans des conditions exp&eacute;rimentales o&ugrave; l&#39;accessibilit&eacute; aux traitements et aux consultations de suivi sont optimales.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Le b&eacute;n&eacute;fice sur les complications du diab&egrave;te sont des crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;valuation secondaires dans cette &eacute;tude. Concernant le risque de complications microvasculaires ou cardiovasculaires majeures (MACE) et de d&eacute;c&egrave;s&#x002C; le nombre d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements est insuffisant pour pouvoir mettre en &eacute;vidence des diff&eacute;rences entre les mol&eacute;cules &eacute;valu&eacute;es. Pour un seul crit&egrave;re combinant tous les &eacute;v&eacute;nements cardiovasculaires&#x002C; majeurs et mineurs confondus&#x002C; le liraglutide pourrait &ecirc;tre un peu plus performant que les autres options.<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2> En quoi cette &eacute;tude est-elle importante&nbsp;?<\/h2>\n<p>La plupart des recommandations dans le traitement du diab&egrave;te de type 2 se basent sur des d&eacute;ductions issues d&rsquo;&eacute;tudes cliniques qui comparent au placebo diverses options th&eacute;rapeutiques (majoritairement des mol&eacute;cules r&eacute;centes)&#x002C; dans des populations le plus souvent s&eacute;lectionn&eacute;es pour un risque cardiovasculaire tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;.<\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;tude GRADE (<i>Glycemia Reduction Approaches in Type 2 Diabetes<\/i>) d&eacute;crite ici est importante pour 2 raisons principales&nbsp;:<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>Elle propose une comparaison directe entre diff&eacute;rentes options de traitement de seconde &eacute;tape dans le diab&egrave;te de type 2 (<i>add-on<\/i> &agrave; la metformine)&#x002C; ce qui est tr&egrave;s rare&#x002C; en particulier avec des m&eacute;dicaments plus anciens tels les sulfamid&eacute;s hypoglyc&eacute;miants (voir <a href='https:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/3481?folia=3465'>Folia de d&eacute;cembre 2020<\/a> et <a href='https:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/3953?folia=3941'>d&eacute;cembre 2022<\/a>).<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Elle inclut des patients diab&eacute;tiques qui ne sont pas &agrave; risque cardiovasculaire &eacute;lev&eacute;&#x002C; une cat&eacute;gorie de patients globalement peu &eacute;valu&eacute;e ces derni&egrave;res ann&eacute;es.<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2> Protocole de l&rsquo;&eacute;tude<\/h2>\n<ul>\n<li>\n<p>L&rsquo;&eacute;tude GRADE est une &eacute;tude randomis&eacute;e contr&ocirc;l&eacute;e (RCT) <i>open-label<\/i> men&eacute;e chez environ 5&nbsp;000 participants qui&#x002C; au moment de l&rsquo;inclusion&#x002C; pr&eacute;sentent un diab&egrave;te de type 2 relativement r&eacute;cent (4 ans en moyenne) et sont insuffisamment contr&ocirc;l&eacute;s sous metformine en monoth&eacute;rapie &agrave; dose optimale. La majorit&eacute; (94%) ne pr&eacute;sentent pas d&rsquo;ant&eacute;c&eacute;dents cardiovasculaires. Le suivi moyen a &eacute;t&eacute; de 5 ans <span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>1&#x002C;2<\/sup><\/b><\/span>.<span class='folia-referentie-nummer'><\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>Les caract&eacute;ristiques des patients sont les suivantes&nbsp;: &acirc;ge moyen de 57 ans&#x002C; BMI moyen de 34 et HbA1c moyenne de 7&#x002C;5%. Au moment de la randomisation&#x002C; 92% des participants re&ccedil;oivent 2000 mg de metformine par jour. La plupart des patients pr&eacute;sentent une dyslipid&eacute;mie et les &frac34; sont hypertendus. La pr&eacute;sence d&rsquo;une insuffisance cardiaque s&eacute;v&egrave;re (classe NYHA III et IV) &eacute;tait un crit&egrave;re d&rsquo;exclusion.<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<p>4 options de traitement <i>add-on<\/i> &agrave; la metformine sont &eacute;valu&eacute;es&nbsp;: un sulfamid&eacute; hypoglyc&eacute;miant (le glim&eacute;piride)&#x002C; une insuline (insuline glargine)&#x002C; une gliptine (la sitagliptine) et un analogue du<br \/> GLP-1 (le liraglutide).<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Les r&eacute;sultats de cette &eacute;tude sont rapport&eacute;s dans 2 publications distinctes.<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>La premi&egrave;re publication <span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>1<\/sup><\/b><\/span> rend compte des r&eacute;sultats &agrave; propos du contr&ocirc;le glyc&eacute;mique (crit&egrave;re primaire de l&rsquo;&eacute;tude) ainsi que des effets ind&eacute;sirables.<span class='folia-referentie-nummer'><\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>La seconde publication <span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>2<\/sup><\/b><\/span> rend compte des r&eacute;sultats sur les crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;valuation cliniques (complications du diab&egrave;te) qui sont des crit&egrave;res secondaires dans cette &eacute;tude.<span class='folia-referentie-nummer'><\/span><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li>\n<p>Le crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation primaire de l&rsquo;&eacute;tude GRADE est la proportion de patients qui ont une HbA1c de 7% ou plus &agrave; l&rsquo;un des contr&ocirc;les trimestriels (cible de &lt; 7% non atteinte).<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Plusieurs crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;valuation secondaires&nbsp;&eacute;valuent des complications du diab&egrave;te&#x002C; parmi lesquelles&nbsp;:<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>Les &eacute;v&eacute;nements cardiovasculaires majeurs (MACE pour <i>MAjor Cardiovascular Event<\/i>) qui sont soit un AVC&#x002C; soit un infarctus du myocarde soit un d&eacute;c&egrave;s d&rsquo;origine cardiovasculaire&nbsp;;<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Les hospitalisations pour insuffisance cardiaque&nbsp;;<span class='folia-referentie-nummer'><\/span><span class='folia-referentie-nummer'><\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Les d&eacute;c&egrave;s ;<span class='folia-referentie-nummer'><\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>La premi&egrave;re occurrence d&rsquo;un crit&egrave;re intitul&eacute; &laquo;&nbsp;tout &eacute;v&eacute;nement cardiovasculaire&nbsp;&raquo;&#x002C; correspondant &agrave; un de ceux cit&eacute;s ci-dessus et compl&eacute;t&eacute;s de l&rsquo;angor instable et de tout autre &eacute;v&eacute;nement n&eacute;cessitant une intervention de revascularisation art&eacute;rielle&nbsp;;<span class='folia-referentie-nummer'><\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Complications microvasculaires&nbsp;: albuminurie mod&eacute;r&eacute;e &agrave; s&eacute;v&egrave;re ou eGFR &lt; 60 ml\/min&nbsp;et neuropathie diab&eacute;tique p&eacute;riph&eacute;rique.<span class='folia-referentie-nummer'><\/span><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2> R&eacute;sultats en bref<\/h2>\n<ul>\n<li>\n<p>La proportion de patients qui pr&eacute;sente un contr&ocirc;le glyc&eacute;mique inad&eacute;quat (HbA1c &ge; 7%) dans le cours du suivi (crit&egrave;re primaire) est statistiquement inf&eacute;rieure chez les patients qui re&ccedil;oivent un traitement <i>add-on<\/i> avec l&rsquo;insuline glargine ou le liraglutide par rapport &agrave; ceux qui re&ccedil;oivent le glim&eacute;piride ou la sitagliptine. En d&rsquo;autres termes&#x002C; le liraglutide et l&rsquo;insuline glargine permettent un meilleur contr&ocirc;le glyc&eacute;mique que le glim&eacute;piride et la sitagliptine. &Agrave; la fin du suivi&#x002C; la diff&eacute;rence en HbA1c entre les groupes est n&eacute;anmoins tr&egrave;s modeste en valeur absolue (de l&rsquo;ordre de 0&#x002C;1 &agrave; 0&#x002C;2%).<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>La proportion de patients qui ne parviennent pas &agrave; maintenir une cible glyc&eacute;mique ad&eacute;quate (HbA1c &lt; 7%) est globalement &eacute;lev&eacute;e dans tous les groupes (cela concerne 67&#x002C;4 % des participants dans le meilleur des cas et 77&#x002C;4% dans le pire des cas).<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>Nombre de participants qui n&rsquo;atteignent pas et ne maintiennent pas une HbA1c &lt; 7% au cours du suivi trimestriel (la diff&eacute;rence entre les groupes est statistiquement significative&#x002C; sauf entre le liraglutide et l&rsquo;insuline glargine) :\n<ul>\n<li>Sous liraglutide&nbsp;: 860\/1262 (68&#x002C;2% des participants) soit un taux de 26&#x002C;1 (24&#x002C;4-27&#x002C;9) pour<br \/> 100 ann&eacute;es-patients&nbsp;;<\/li>\n<li>Sous insuline glargine&nbsp;: 852\/1263 (67&#x002C;4% des participants) soit un taux de 26&#x002C;5 (24&#x002C;8-28&#x002C;4) pour 100 ann&eacute;es-patients&nbsp;;<\/li>\n<li>Sous glim&eacute;piride : 908\/1254 (72&#x002C;4% des participants) soit un taux de 30&#x002C;4 (28&#x002C;4-32&#x002C;4) pour<br \/> 100 ann&eacute;es-patients&nbsp;;<\/li>\n<li>Sous sitaglitpine : 981\/1268 (77&#x002C;4% des participants) soit un taux de 38&#x002C;1 (35&#x002C;8-40&#x002C;6) pour<br \/> 100 ann&eacute;es-patients.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li>&Agrave; la fin de l&rsquo;&eacute;tude&#x002C; le taux d&rsquo;HbA1c moyen est relativement similaire entre les groupes (7&#x002C;3% avec la sitagliptine&nbsp;; 7&#x002C;2% avec le glim&eacute;piride et 7&#x002C;1% avec l&rsquo;insuline glargine et le liraglutide). Des diff&eacute;rences en HbA1c de l&rsquo;ordre de 0&#x002C;1% &agrave; 0&#x002C;2% n&rsquo;ont pas de pertinence clinique.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<li>\n<p>S&rsquo;agissant des crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;valuation secondaires&#x002C; on constate&#x002C; dans la plupart des cas&#x002C; une absence de diff&eacute;rence entre les groupes. Les auteurs <span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>2<\/sup><\/b><\/span> soulignent globalement un nombre tr&egrave;s restreint d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements (probl&egrave;me de puissance)&#x002C; tant concernant l&rsquo;&eacute;valuation des complications microvasculaires&#x002C; que des complications cardiovasculaires et des d&eacute;c&egrave;s. Pour le crit&egrave;re combin&eacute; &laquo;&nbsp;tout &eacute;v&eacute;nement cardiovasculaire&nbsp;&raquo;&#x002C; le liraglutide pourrait &ecirc;tre un peu plus performant que les autres options.<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>Il n&rsquo;y pas eu de diff&eacute;rence entre les groupes concernant les complications microvasculaires. L&rsquo;incidence des &eacute;v&eacute;nements a &eacute;t&eacute; inf&eacute;rieure &agrave; celle initialement utilis&eacute;e pour la d&eacute;termination du nombre de participants &agrave; inclure dans l&rsquo;&eacute;tude&#x002C; avec pour cons&eacute;quence une puissance insuffisante et une impossibilit&eacute; &agrave; tirer une conclusion pour ce r&eacute;sultat.<\/li>\n<li>Le taux de survenue de nombreux &eacute;v&eacute;nements mesur&eacute;s dans les crit&egrave;res secondaires &nbsp;&eacute;tait globalement faible&#x002C; de l&rsquo;ordre de 1 pour 100 ann&eacute;es-patients pour les MACE&#x002C; de 0&#x002C;4 pour 100 ann&eacute;es-patients pour les hospitalisations pour insuffisance cardiaque&#x002C; de 0&#x002C;3 pour 100 ann&eacute;es-patients pour les d&eacute;c&egrave;s cardiovasculaires et 0&#x002C;6 pour 100 ann&eacute;es-patients pour les d&eacute;c&egrave;s toutes causes. Pour cette raison&#x002C; on ne peut conclure &agrave; une diff&eacute;rence entre les groupes concernant ces &eacute;v&eacute;nements.<\/li>\n<li>On constate des petites diff&eacute;rences entre les groupes concernant le crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation &laquo;&nbsp;tout &eacute;v&eacute;nement cardiovasculaire&nbsp;&raquo;&#x002C; o&ugrave; il survient moins fr&eacute;quemment dans le groupe liraglutide. Le Hazard Ratio pour la survenue de &laquo;&nbsp;tout &eacute;v&eacute;nement cardiovasculaire&nbsp;&raquo; avec le liraglutide est de<span class='folia-referentie-nummer'><\/span>\n<ul>\n<li>0&#x002C;63 en comparaison &agrave; l&rsquo;insuline glargine&#x002C; correspondant au HR invers&eacute; pour la comparaison insuline glargine versus liraglutide o&ugrave; le HR = 1&#x002C;37 (avec IC &agrave; 95% de 1&#x002C;03 &agrave; 1&#x002C;82)&nbsp;;<\/li>\n<li>0&#x002C;59 en comparaison au glim&eacute;piride&#x002C; correspondant au HR invers&eacute; pour la comparaison glim&eacute;piride versus liraglutide o&ugrave; le HR = 1&#x002C;41 (avec IC &agrave; 95% de 1&#x002C;07 &agrave; 1&#x002C;87)&nbsp;;<\/li>\n<li>0&#x002C;68 (avec IC &agrave; 95% de 0&#x002C;51 &agrave; 0&#x002C;90) en comparaison &agrave; la sitagliptine&nbsp;;<\/li>\n<li>0&#x002C;71 (avec IC &agrave; 95% de 0&#x002C;56 &agrave; 0&#x002C;90) en comparaison aux 3 autres groupes de traitement confondus.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p> &nbsp; &nbsp; NB&nbsp;: Les taux de survenue de ces &eacute;v&eacute;nements&#x002C; exprim&eacute;s en 100 ann&eacute;es-patients sont de 2&#x002C;0 sous<br \/> &nbsp; &nbsp;&nbsp;sitagliptine&nbsp;; de 1&#x002C;9 sous insuline glargine&nbsp;; de 1&#x002C;9 sous glim&eacute;piride et de 1&#x002C;4 sous liraglutide.<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<p>Les patients qui ont re&ccedil;u le liraglutide ont perdu un peu&nbsp;plus de poids que dans les autres groupes (- 3&#x002C;5 kg sous liraglutide versus &#8211; 2 kg sous sitagliptine et &#8211; &frac12; kg environ sous insuline glargine et glim&eacute;piride).<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Concernant les effets ind&eacute;sirables&#x002C; on constate significativement plus d&rsquo;hypoglyc&eacute;mies s&eacute;v&egrave;res sous glim&eacute;piride (incidence de 2&#x002C;2%) et plus d&rsquo;effets ind&eacute;sirables gastro-intestinaux sous liraglutide.<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>2&#x002C;2% d&rsquo;hypoglyc&eacute;mies s&eacute;v&egrave;res sous glim&eacute;piride versus 0&#x002C;7% sous sitagliptine (p &le; 0&#x002C;001)&nbsp;; 1&#x002C;0% sous liraglutide (p &le; 0&#x002C;001) et 1&#x002C;3% sous glargine (p = 0&#x002C;02).<\/li>\n<li>Effets ind&eacute;sirables gastro-intestinaux&nbsp;: taux de l&rsquo;ordre de 23 pour 100 ann&eacute;es-patients sous liraglutide versus 16&#x002C;5 sous insuline glargine et 15 sous glim&eacute;piride et sous sitagliptine.<\/li>\n<li>Il n&rsquo;y a pas eu de diff&eacute;rence entre les groupes concernant d&rsquo;autres &eacute;v&eacute;nements ind&eacute;sirables cibl&eacute;s dans cette &eacute;tude tels que les pancr&eacute;atites&#x002C; les cancers du pancr&eacute;as et d&rsquo;autres cancers.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2> Limites de l&rsquo;&eacute;tude<\/h2>\n<ul>\n<li>\n<p>Les gliflozines n&rsquo;&eacute;taient pas encore sur le march&eacute; au moment de la mise en route de cette &eacute;tude&#x002C; ce qui explique l&rsquo;absence d&rsquo;un bras &eacute;valuant un m&eacute;dicament appartenant &agrave; cette classe th&eacute;rapeutique <span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>3&#x002C; 4<\/sup><\/b><\/span>.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;&eacute;valuation de l&rsquo;effet des m&eacute;dicaments sur la r&eacute;tinopathie <span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>4<\/sup><\/b><\/span>.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>L&rsquo;&eacute;tude n&rsquo;est pas men&eacute;e en aveugle pour les participants et les &eacute;quipes de soins (m&eacute;decins et &eacute;quipes effectuant les contr&ocirc;les trimestriels). Seuls les examinateurs des r&eacute;sultats ne connaissent pas les traitements re&ccedil;us par les patients.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Le crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation primaire n&rsquo;est qu&rsquo;un crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation interm&eacute;diaire (contr&ocirc;le glyc&eacute;mique). Les complications du diab&egrave;te sont des crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;valuation secondaires&#x002C; donc uniquement g&eacute;n&eacute;rateurs d&rsquo;hypoth&egrave;ses.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Les &eacute;v&eacute;nements (complications du diab&egrave;te) rencontr&eacute;s sur la dur&eacute;e du suivi sont globalement peu nombreux&#x002C; ce qui impacte l&rsquo;interpr&eacute;tabilit&eacute; des r&eacute;sultats (probl&egrave;me de puissance mentionn&eacute;e par les auteurs).<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2> Commentaire du CBIP<\/h2>\n<ul>\n<li>\n<p>Globalement&#x002C; cette &eacute;tude m&eacute;thodologiquement correcte et ind&eacute;pendante ne donne pas d&rsquo;argument fort pour privil&eacute;gier une des 4 classes th&eacute;rapeutiques &eacute;valu&eacute;es ici&#x002C; une fois que la metformine n&rsquo;est plus suffisante.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Le liraglutide et l&rsquo;insuline glargine permettent aux patients d&rsquo;&ecirc;tre moins souvent au-del&agrave; du seuil en HbA1c de &ge; 7% que le glim&eacute;piride et la sitagliptine&#x002C; lors des contr&ocirc;les trimestriels (crit&egrave;re primaire de cette &eacute;tude GRADE). N&eacute;anmoins&#x002C; en termes de taux d&rsquo;HbA1c &agrave; la fin de l&rsquo;&eacute;tude (apr&egrave;s 5 ans)&#x002C; la diff&eacute;rence entre les 4 options th&eacute;rapeutiques &eacute;valu&eacute;es ici n&rsquo;est probablement pas pertinente sur le plan clinique (les diff&eacute;rences en HbA1c sont de l&rsquo;ordre de 0&#x002C;1 &agrave; 0&#x002C;2%).<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Les effets d&eacute;crits sur le poids (perte de poids sup&eacute;rieure avec la liraglutide)&#x002C; le risque d&rsquo;hypoglyc&eacute;mies s&eacute;v&egrave;res (plus &eacute;lev&eacute; avec le glim&eacute;piride et l&rsquo;insuline glargine) et les effets ind&eacute;sirables gastro-intestinaux (plus &eacute;lev&eacute;s avec le liraglutide) sont en ligne avec ce qui est d&eacute;j&agrave; connu.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Cette &eacute;tude met surtout en &eacute;vidence la difficult&eacute; du maintien d&rsquo;un contr&ocirc;le glyc&eacute;mique ad&eacute;quat (seuil en HbA1c &lt; 7%) chez la plupart des patients souffrant de diab&egrave;te de type 2 et ce&#x002C; quelle que soit l&rsquo;option th&eacute;rapeutique choisie (concerne 7 patients sur 10 dans cette &eacute;tude GRADE&#x002C; tous groupes confondus). La question de l&rsquo;importance de ce param&egrave;tre sur les complications du diab&egrave;te continue &agrave; &ecirc;tre d&eacute;battue.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>En ce qui concerne le risque de complications du diab&egrave;te&#x002C; tant la dur&eacute;e de l&rsquo;&eacute;tude que le nombre de patients inclus semblent insuffisants ici pour pouvoir mettre en &eacute;vidence des diff&eacute;rences entre les mol&eacute;cules &eacute;valu&eacute;es. D&rsquo;autres &eacute;tudes &agrave; plus large &eacute;chelle et dont le crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation primaire serait cliniquement pertinent sont souhaitables&#x002C; m&ecirc;me si elles sont plus co&ucirc;teuses &agrave; r&eacute;aliser.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Seul le crit&egrave;re combin&eacute; &laquo;&nbsp;tout &eacute;v&eacute;nement cardiovasculaire&nbsp;&raquo; pourrait &ecirc;tre plus favorable pour le liraglutide par rapport aux autres options. Ceci doit &ecirc;tre mis en balance avec le nombre plus &eacute;lev&eacute; d&rsquo;effets ind&eacute;sirables gastro-intestinaux&#x002C; une administration en injection et un co&ucirc;t nettement plus &eacute;lev&eacute;.<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2> Sources<\/h2>\n<p><span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>1&nbsp;<\/span>GRADE Study Research Group; Nathan DM&#x002C; Lachin JM&#x002C; Balasubramanyam A&#x002C; et al. Glycemia Reduction in Type 2 Diabetes &#8211; Glycemic Outcomes. N Engl J Med. 2022 Sep 22;387(12):1063-1074. doi: 10.1056\/NEJMoa2200433. PMID: 36129996; PMCID: PMC9829320.<\/span><br \/> <span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>2&nbsp;<\/span>GRADE Study Research Group; Nathan DM&#x002C; Lachin JM&#x002C; Bebu I&#x002C; et al. Glycemia Reduction in Type 2 Diabetes &#8211; Microvascular and Cardiovascular Outcomes. N Engl J Med. 2022 Sep 22;387(12):1075-1088. doi: 10.1056\/NEJMoa2200436. PMID: 36129997; PMCID: PMC9832916.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>3<\/span>&nbsp;Ryd&eacute;n L&#x002C; Standl E. After Metformin &#8211; Next Steps for Type 2 Diabetes with Low Cardiovascular Risk. N Engl J Med. 2022 Sep 22;387(12):1136-1138. doi: 10.1056\/NEJMe2210531. PMID: 36130002.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>4<\/span>&nbsp;Brett MS. After Metformin&#x002C; Which Medication Should Be Next for Patients with Type 2 Diabetes? NEJM Journal Watch. 2022&#x002C; Sept 22.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Messages cl&eacute;s Chez des patients diab&eacute;tiques de type 2 r&eacute;cemment  [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12,14914],"tags":[20213,20224],"class_list":["post-175355","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites","category-2023-fr","tag-import_tags","tag-import_tags-nl"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175355","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=175355"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175355\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":177937,"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175355\/revisions\/177937"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=175355"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=175355"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=175355"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}