{"id":175983,"date":"2023-06-16T00:00:00","date_gmt":"2023-06-15T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.bcfi.be\/immunosuppresseurs-apres-une-transplantation-dorgane-traitement-de-fond-et-risque-de-cancer\/"},"modified":"2026-04-09T17:11:25","modified_gmt":"2026-04-09T15:11:25","slug":"immunosuppresseurs-apres-une-transplantation-dorgane-traitement-de-fond-et-risque-de-cancer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/immunosuppresseurs-apres-une-transplantation-dorgane-traitement-de-fond-et-risque-de-cancer\/","title":{"rendered":"Immunosuppresseurs apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe : traitement de fond et risque de cancer"},"content":{"rendered":"<div class='summary'>\u00c0 ce jour&#x002C; le traitement de fond apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe consiste en une association de l\u2019inhibiteur de la calcineurine (ICN) tacrolimus&#x002C; de l\u2019antiprolif\u00e9ratif mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til et g\u00e9n\u00e9ralement aussi d\u2019un corticost\u00e9ro\u00efde. Mais il peut \u00eatre n\u00e9cessaire d\u2019adapter le sch\u00e9ma de traitement pour diff\u00e9rentes raisons. L\u2019ICN ciclosporine et l\u2019antiprolif\u00e9ratif azathioprine peuvent par exemple \u00eatre utilis\u00e9s en cas d\u2019intol\u00e9rance au tacrolimus et au mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til&#x002C; respectivement.<br \/> Les inhibiteurs de mTOR (sirolimus&#x002C; \u00e9v\u00e9rolimus) sont des alternatives possibles&#x002C; mais ils ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas recommand\u00e9s dans le cadre d\u2019un sch\u00e9ma de traitement immunosuppresseur initial en raison de leurs effets ind\u00e9sirables (p.\u00a0ex. cicatrisation retard\u00e9e).\u00a0<br \/> \u00a0<br \/> Globalement&#x002C; le risque de cancer apr\u00e8s une transplantation d&#39;organe est augment\u00e9 par un facteur de 2 \u00e0 4. La cause de cette augmentation du risque de cancer est multifactorielle. L\u2019immunosuppression est consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e9tant le principal facteur de risque&#x002C; car elle entra\u00eene une diminution de l\u2019immunosurveillance et du contr\u00f4le immunologique d\u2019infections virales oncog\u00e8nes. On observe d\u00e8s lors surtout des cancers dans la pathogen\u00e8se desquels les virus oncog\u00e8nes jouent un r\u00f4le&#x002C; p.\u00a0ex. le sarcome de Kaposi&#x002C; les lymphomes&#x002C; les cancers anog\u00e9nitaux ou le cancer h\u00e9patique. Les cancers de la peau sont \u00e9galement fr\u00e9quents.<\/p>\n<p> Le risque de cancer apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe est plut\u00f4t d\u00e9termin\u00e9 par l\u2019intensit\u00e9 et la dur\u00e9e du traitement immunosuppresseur que par les composants individuels du sch\u00e9ma de traitement. Il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 clairement \u00e9tabli que les sch\u00e9mas de traitement immunosuppresseurs diff\u00e8rent les uns des autres en ce qui concerne le risque de cancer. En revanche&#x002C; quelques donn\u00e9es probantes indiquent que le risque de cancer est moins augment\u00e9 avec les sch\u00e9mas de traitement qui contiennent des inhibiteurs de mTOR qu\u2019avec ceux qui n\u2019en contiennent pas. Ils ont un r\u00f4le potentiel dans la pr\u00e9vention secondaire du cancer de la peau.<\/p><\/div>\n<h2>Introduction<\/h2>\n<p>L\u2019esp\u00e9rance de vie apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe a augment\u00e9. Nous devons cette avanc\u00e9e \u00e0 diverses \u00e9volutions dans la th\u00e9rapie immunosuppressive et am\u00e9liorations dans la prise en charge des infections et des maladies cardiovasculaires. De ce fait&#x002C; le cancer a progress\u00e9 dans la liste des principales causes de d\u00e9c\u00e8s chez les patients apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe. Dans le pr\u00e9sent article&#x002C; nous abordons le risque de cancer associ\u00e9 aux immunosuppresseurs utilis\u00e9s pour le traitement de fond apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe. Nous commen\u00e7ons par une introduction sur le traitement de fond qui s\u2019applique dans une mesure importante pour la transplantation de diff\u00e9rents organes.<\/p>\n<h2>Traitement de fond par immunosuppresseurs<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe&#x002C; les immunosuppresseurs visent \u00e0 inhiber les r\u00e9actions de rejet et \u00e0 pr\u00e9venir le rejet de l\u2019organe greff\u00e9. Dans la phase qui suit la transplantation&#x002C; l\u2019accent est mis sur une immunosuppression intensive en pr\u00e9vention d\u2019une r\u00e9action de rejet aigu. Le traitement utilise des immunosuppresseurs \u00e0 doses \u00e9lev\u00e9es ou l\u2019ajout d\u2019une th\u00e9rapie d\u2019induction (p.\u00a0ex. immunoglobulines antilymphocytes ou basiliximab). Lorsque le patient est stable&#x002C; le <b>traitement de fond<\/b> prend le relais&#x002C; compos\u00e9 d\u2019une association d\u2019immunosuppresseurs aux m\u00e9canismes d\u2019action diff\u00e9rents. L\u2019objectif est ainsi de maximiser l\u2019efficacit\u00e9 du traitement de fond tout en limitant la dose et la toxicit\u00e9.<\/p>\n<p><u>M\u00e9dicaments utilis\u00e9s pour le traitement de fond<\/u><\/p>\n<ul>\n<li>\n<p><b>Inhibiteurs de la calcineurine<\/b><b> (ICN)\u00a0<\/b>: ciclosporine&#x002C; tacrolimus<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p><b>Antiprolif\u00e9ratifs\u00a0<\/b>: mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til (une prodrogue de l\u2019acide mycoph\u00e9nolique)&#x002C; acide mycoph\u00e9nolique&#x002C; azathioprine<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p><b>Inhibiteurs de <\/b><b>mTOR\u00a0<\/b>: \u00e9v\u00e9rolimus&#x002C; sirolimus<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p><b>Corticost\u00e9ro\u00efdes\u00a0<\/b><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les inhibiteurs de la calcineurine (ICN) forment la pierre angulaire du traitement depuis des dizaines d\u2019ann\u00e9es. Dans la <b>pratique clinique actuelle<\/b>&#x002C; l\u2019association consiste souvent en l\u2019ICN tacrolimus&#x002C; l\u2019antiprolif\u00e9ratif mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til et g\u00e9n\u00e9ralement aussi un corticost\u00e9ro\u00efde<span class='folia-referentie-nummer'><sup>1<\/sup><\/span>.\u00a0L\u2019ICN ciclosporine et l\u2019antiprolif\u00e9ratif azathioprine peuvent par exemple \u00eatre utilis\u00e9s en cas d\u2019intol\u00e9rance au tacrolimus et au mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til&#x002C; respectivement.<\/p>\n<div class='detailed-content'>L\u2019ICN ciclosporine peut \u00eatre utilis\u00e9 si le tacrolimus provoque des effets ind\u00e9sirables tels qu\u2019une neurotoxicit\u00e9&#x002C; un diab\u00e8te et des troubles gastro-intestinaux.<br \/> \u00a0<br \/> L\u2019antiprolif\u00e9ratif azathioprine peut \u00eatre utilis\u00e9 si le mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til provoque des effets ind\u00e9sirables tels qu\u2019une <strong>toxicit\u00e9 gastro-intestinale<\/strong>. En cas de grossesse ou de d\u00e9sir d\u2019enfant&#x002C; l\u2019antiprolif\u00e9ratif utilis\u00e9 sera l\u2019azathioprine&#x002C; en raison de l\u2019effet t\u00e9ratog\u00e8ne de l\u2019acide mycoph\u00e9nolique.<br \/> \u00a0<br \/> Les r\u00e9ductions de doses du mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til motiv\u00e9es par des effets ind\u00e9sirables de nature gastro-intestinale sont associ\u00e9es \u00e0 un plus grand nombre de r\u00e9actions de rejet. Au lieu de r\u00e9duire la dose de mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til&#x002C; on peut essayer l\u2019acide mycoph\u00e9nolique.<\/div>\n<p>Les inhibiteurs de mTOR sont des alternatives aux ICN et aux antiprolif\u00e9ratifs&#x002C; mais ils ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas recommand\u00e9s dans le cadre d\u2019un sch\u00e9ma de traitement immunosuppresseur initial en raison de leurs effets ind\u00e9sirables (p.\u00a0ex. cicatrisation retard\u00e9e&#x002C; augmentation des r\u00e9actions de rejet aigu)<span class='folia-referentie-nummer'><sup>1<\/sup><\/span>.\u00a0La conversion d\u2019un ICN vers un inhibiteur de mTOR dans une phase ult\u00e9rieure de l\u2019immunosuppression est une strat\u00e9gie visant \u00e0 pr\u00e9venir une<b> n\u00e9phrotoxicit\u00e9<\/b> irr\u00e9versible li\u00e9e \u00e0 l\u2019utilisation prolong\u00e9e d\u2019ICN. Quelques donn\u00e9es probantes indiquent par ailleurs que le risque de cancer est moins augment\u00e9 avec les inhibiteurs de mTOR. Cependant&#x002C; ils sont associ\u00e9s \u00e0 des effets ind\u00e9sirables qui justifient souvent l\u2019arr\u00eat du traitement (cf. infra). Ces m\u00e9dicaments peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s pour remplacer le mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til en cas de <b>toxicit\u00e9 gastro-intestinale<\/b>.<\/p>\n<div class='detailed-content'><strong>Les inhibiteurs de mTOR dans le contexte de la fonction r\u00e9nale<\/strong><br \/> Pour limiter la n\u00e9phrotoxicit\u00e9 due aux ICN&#x002C; un ICN peut \u2014 dans une phase ult\u00e9rieure de l\u2019immunosuppression \u2014 \u00eatre remplac\u00e9 par ou combin\u00e9 \u00e0 un inhibiteur de mTOR dans un sch\u00e9ma avec l\u2019acide mycoph\u00e9nolique \u00b1 un corticost\u00e9ro\u00efde. Dans le cas d\u2019une combinaison d\u2019un inhibiteur de mTOR et d\u2019un ICN&#x002C; il est recommand\u00e9 d\u2019opter pour un ICN faiblement dos\u00e9. Utilis\u00e9s seuls&#x002C; les inhibiteurs de mTOR ne sont pas n\u00e9phrotoxiques&#x002C; mais ils peuvent aggraver la n\u00e9phrotoxicit\u00e9 des ICN.<br \/> \u00a0<br \/> Pour \u00e9pargner le rein&#x002C; l\u2019antiprolif\u00e9ratif peut aussi \u00eatre remplac\u00e9 par un inhibiteur de mTOR en association avec un ICN faiblement dos\u00e9 chez les patients transplant\u00e9s r\u00e9naux. Le niveau de preuve de cette strat\u00e9gie est toutefois faible.<br \/> \u00a0<br \/> <strong>Inhibiteurs de mTOR en remplacement de l\u2019acide mycoph\u00e9nolique en cas d\u2019intol\u00e9rance<\/strong><br \/> En cas d\u2019intol\u00e9rance \u00e0 l\u2019acide mycoph\u00e9nolique&#x002C; il peut \u00eatre recommand\u00e9 de combiner un inhibiteur de mTOR avec un ICN faiblement dos\u00e9 \u00b1 un corticost\u00e9ro\u00efde.<\/div>\n<p>Il peut s\u2019av\u00e9rer n\u00e9cessaire d\u2019adapter le sch\u00e9ma de traitement immunosuppresseur en pr\u00e9sence de complications telles que des effets ind\u00e9sirables des ICN&#x002C; une d\u00e9faillance pr\u00e9coce de l\u2019organe transplant\u00e9&#x002C; des r\u00e9actions de rejet chronique&#x002C; des infections et un diagnostic de cancer. Il peut \u00e9galement \u00eatre n\u00e9cessaire de l\u2019adapter en cas de d\u00e9sir d\u2019enfant ou pendant une grossesse (cf. <a href='https:\/\/www.cbip.be\/fr\/chapters\/13?frag=11981'>R\u00e9pertoire<\/a>\u00a0: rubrique Grossesse et allaitement).<\/p>\n<p> \u00a0Les effets ind\u00e9sirables et les interactions m\u00e9dicamenteuses des immunosuppresseurs utilis\u00e9s apr\u00e8s une transplantation sont abord\u00e9s dans le <a href='https:\/\/www.cbip.be\/fr\/chapters\/13?frag=11981'>R\u00e9pertoire<\/a>. Les ICN et les inhibiteurs de mTOR ont une marge th\u00e9rapeutique-toxique \u00e9troite et requi\u00e8rent un suivi th\u00e9rapeutique pharmacologique.<\/p>\n<h2>Les immunosuppresseurs en tant que cause de cancer apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe<\/h2>\n<p>Les immunosuppresseurs r\u00e9duisent la capacit\u00e9 du syst\u00e8me immunitaire \u00e0 d\u00e9tecter et \u00e0 \u00e9liminer les cellules anormales (\u00ab\u00a0<strong><em>immunosurveillance<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb) et augmentent surtout l\u2019incidence <strong>des cancers li\u00e9s \u00e0 des<\/strong> <strong>infections virales<\/strong>. Le virus d\u2019Epstein-Barr peut ainsi causer un syndrome lymphoprolif\u00e9ratif post-transplantation (SLPT). Le SLPT couvre diff\u00e9rentes formes de lymphomes qui peuvent survenir apr\u00e8s une transplantation. Pour le reste&#x002C; le virus herp\u00e8s humain de type\u00a08 peut provoquer un sarcome de Kaposi\u00a0; le papillomavirus humain&#x002C; des cancers anog\u00e9nitaux et des cancers de la t\u00eate et du cou\u00a0; et les virus de l\u2019h\u00e9patite\u00a0B et C&#x002C; un cancer du foie. En parall\u00e8le&#x002C; certains immunosuppresseurs \u2014 comme les ICN et l\u2019azathioprine \u2014 ont un effet canc\u00e9rog\u00e8ne ind\u00e9pendant de leur action immunosuppressive. L\u2019acide mycoph\u00e9nolique et les inhibiteurs de mTOR ont&#x002C; en revanche&#x002C; des propri\u00e9t\u00e9s antitumorales. Les inhibiteurs de mTOR sont \u00e9galement utilis\u00e9s \u00e0 hautes doses en oncologie.<br \/> Il n\u2019est pas simple de d\u00e9terminer la part de chaque immunosuppresseur dans le risque de cancer. Les patients re\u00e7oivent une combinaison de diff\u00e9rents immunosuppresseurs&#x002C; \u00e0 diff\u00e9rentes posologies et \u00e0 diff\u00e9rents moments du traitement.<\/p>\n<h2>\u00c9pid\u00e9miologie du cancer apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe<\/h2>\n<p>Dans la litt\u00e9rature&#x002C; les auteurs font souvent r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une tr\u00e8s grande \u00e9tude am\u00e9ricaine&#x002C; datant de 2011 et recueillant des donn\u00e9es relatives au cancer apr\u00e8s une transplantation \u00e0 partir de 1987<span class='folia-referentie-nummer'><sup>2<\/sup><\/span>.\u00a0Le traitement immunosuppresseur&#x002C; ainsi que d\u2019autres aspects&#x002C; ont naturellement \u00e9volu\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rents niveaux au fil des ann\u00e9es. Selon l\u2019\u00e9tude&#x002C; le risque de tout cancer est doubl\u00e9&#x002C; par rapport \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale&#x002C; chez les patients qui ont subi une transplantation r\u00e9nale&#x002C; h\u00e9patique&#x002C; cardiaque ou pulmonaire. D\u2019autres \u00e9tudes \u00e9voquent une augmentation globale d\u2019un facteur\u00a02 \u00e0 4<span class='folia-referentie-nummer'><sup>2&#x002C;3<\/sup><\/span>. Le risque global se situe dans le m\u00eame ordre de grandeur pour tous les types de transplantation d\u2019organe<span class='folia-referentie-nummer'><sup>3<\/sup><\/span>&#x002C; mais l\u2019incidence varie pour certains cancers sp\u00e9cifiques<span class='folia-referentie-nummer'><sup>2&#x002C;3<\/sup><\/span>.<br \/> <!--[endif]----><!--[endif]----><!--[endif]---->\u00a0<br \/> Le risque de cancer est augment\u00e9 pour la plupart des cancers&#x002C; mais&#x002C; comme dit pr\u00e9c\u00e9demment&#x002C; l\u2019augmentation est maximale pour les cancers dans la pathogen\u00e8se desquels des virus (latents) jouent un r\u00f4le. Dans l\u2019\u00e9tude am\u00e9ricaine&#x002C; les cancers non li\u00e9s \u00e0 une infection virale \u00e9taient \u00e9galement examin\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment. Dans cette cat\u00e9gorie (telle que d\u00e9finie par les auteurs)&#x002C; le risque le plus \u00e9lev\u00e9 concernait le cancer de la l\u00e8vre et le cancer de la peau. Le risque de cancer de la prostate et de cancer du sein n\u2019\u00e9tait accru ni dans l\u2019\u00e9tude am\u00e9ricaine ni dans d\u2019autres \u00e9tudes.<br \/> \u00a0<br \/> De nouveaux immunosuppresseurs sont apparus juste avant le d\u00e9but de ce si\u00e8cle. Compte tenu&#x002C; entre autres&#x002C; du nombre moins \u00e9lev\u00e9 de rejets aigus&#x002C; l\u2019ICN ciclosporine a largement \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par l\u2019ICN tacrolimus\u00a0; et l\u2019antiprolif\u00e9ratif azathioprine&#x002C; par le mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til. Un certain nombre d\u2019\u00e9tudes nationales&#x002C; men\u00e9es dans diff\u00e9rents pays avec des donn\u00e9es \u00e0 long terme&#x002C; ont r\u00e9cemment examin\u00e9 le risque de cancer apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe avant et apr\u00e8s cette p\u00e9riode. Les r\u00e9sultats manquaient de coh\u00e9rence<span class='folia-referentie-nummer'><sup>4-7<\/sup><\/span>.<!--![endif]----><!--![endif]----><!--![endif]----><!--![endif]----><\/p>\n<h2>Risque de cancer\u00a0: diff\u00e9rences entre immunosuppresseurs<\/h2>\n<p>La litt\u00e9rature disponible sur la contribution de chaque immunosuppresseur dans le risque de cancer apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe est complexe et donne des r\u00e9sultats contradictoires. Il s\u2019agit d\u2019un domaine de recherche actif. Dans l\u2019ensemble&#x002C; plusieurs auteurs concluent qu\u2019il n\u2019existe pas de donn\u00e9es probantes claires \u00e9tayant des diff\u00e9rences entre les sch\u00e9mas de traitement immunosuppresseur en ce qui concerne le risque de cancer<span class='folia-referentie-nummer'><sup>8&#x002C;9<\/sup><\/span>.\u00a0Le risque de cancer semble surtout d\u00e9pendre de <b>la dur\u00e9e et l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019immunosuppression<\/b>&#x002C;<b> <\/b>et non des immunosuppresseurs qui composent un sch\u00e9ma de traitement. Les petites diff\u00e9rences qui pourraient \u00e9ventuellement exister sont annul\u00e9es par les effets plus puissants d\u2019autres facteurs de risque connus&#x002C; tels que le tabagisme&#x002C; une affection r\u00e9nale sous-jacente ou un ant\u00e9c\u00e9dent de cancer<span class='folia-referentie-nummer'><sup>9<\/sup><\/span>.<br \/> Sans vouloir \u00eatre exhaustifs&#x002C; nous tentons ici d\u2019offrir un aper\u00e7u de r\u00e9centes revues syst\u00e9matiques ayant \u00e9valu\u00e9 le risque de cancer associ\u00e9 aux immunosuppresseurs. Nous avons essentiellement s\u00e9lectionn\u00e9 des revues relatives \u00e0 la transplantation r\u00e9nale&#x002C; car c\u2019est pour cette indication que nous disposons du plus de donn\u00e9es.<\/p>\n<p> Une r\u00e9cente revue de 11\u00a0\u00e9tudes (dont 9\u00a0RCT) a \u00e9valu\u00e9 le risque global de cancer et de cancer de la peau pour des sch\u00e9mas de traitement avec et sans tacrolimus<span class='folia-referentie-nummer'><sup>10<\/sup><\/span>.\u00a0Les auteurs ont identifi\u00e9 un risque augment\u00e9 pour les deux crit\u00e8res d\u2019\u00e9valuation dans le groupe avec <b>tacrolimus<\/b>&#x002C; surtout en comparaison de l\u2019inhibiteur de mTOR <b>sirolimus<\/b>. Le risque de cancer n\u2019\u00e9tait <b>pas diff\u00e9rent<\/b> entre l\u2019ICN <b>tacrolimus<\/b> et l\u2019ICN <b>ciclosporine<\/b>. Cette comparaison a fait l\u2019objet de la majorit\u00e9 des \u00e9tudes. Dans une \u00e9tude ant\u00e9rieure&#x002C; qui comparait le tacrolimus et la ciclosporine&#x002C; les r\u00e9sultats se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s contradictoires. D\u2019apr\u00e8s les auteurs&#x002C; la majorit\u00e9 des \u00e9tudes \u00e9taient de qualit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e. La dur\u00e9e moyenne du suivi&#x002C; de 35\u00a0mois (intervalle\u00a0: 12-120\u00a0mois)&#x002C; \u00e9tait toutefois trop courte pour \u00e9valuer le d\u00e9veloppement de tumeurs malignes.<\/p>\n<p> De nombreux regards se tournent avec int\u00e9r\u00eat vers une prise en charge strat\u00e9gique visant \u00e0 limiter la n\u00e9phrotoxicit\u00e9 due \u00e0 l\u2019utilisation prolong\u00e9e d\u2019ICN. Dans la premi\u00e8re phase du traitement de fond&#x002C; lorsque le risque de rejet aigu culmine&#x002C; le patient re\u00e7oit un ICN. Cette phase pass\u00e9e&#x002C; l\u2019ICN est remplac\u00e9 par un inhibiteur de mTOR. Les \u00e9tudes portant sur l\u2019avantage de cette approche sont contradictoires. Une r\u00e9cente revue de 29\u00a0RCT concernant la transplantation r\u00e9nale a conclu que la <b>conversion d\u2019un ICN vers un inhibiteur de mTOR<\/b> r\u00e9sultait en une incidence plus faible de cancer et en une meilleure fonction de l\u2019organe transplant\u00e9<span class='folia-referentie-nummer'><sup>11<\/sup><\/span>.\u00a0Cependant&#x002C; les patients ont \u00e9t\u00e9 plus nombreux (20 \u00e0 40\u00a0%) \u00e0 arr\u00eater le traitement en raison d\u2019effets ind\u00e9sirables associ\u00e9s aux inhibiteurs de mTOR&#x002C; comme une augmentation des rejets aigus&#x002C; des infections&#x002C; une prot\u00e9inurie&#x002C; une leucop\u00e9nie&#x002C; une acn\u00e9 et des aphtes. Dans une revue de RCT datant de 2014&#x002C; le risque de cancer \u00e9tait \u00e9galement moins \u00e9lev\u00e9 avec l\u2019inhibiteur de mTOR sirolimus qu\u2019avec les traitements sans sirolimus&#x002C; mais la <b>mortalit\u00e9 \u00e9tait \u00e9tonnamment plus \u00e9lev\u00e9e<\/b> dans le groupe sirolimus<span class='folia-referentie-nummer'><sup>12<\/sup><\/span>.\u00a0Ce constat a \u00e9t\u00e9 fait \u00e0 la fois dans les \u00e9tudes o\u00f9 le sirolimus faisait partie du sch\u00e9ma de traitement initial et dans les \u00ab\u00a0\u00e9tudes de conversion\u00a0\u00bb. La mortalit\u00e9 augment\u00e9e \u00e9tait principalement associ\u00e9e aux maladies cardiovasculaires et aux infections. Il existe n\u00e9anmoins quelques donn\u00e9es probantes en faveur du relais d\u2019un ICN vers le sirolimus&#x002C; par rapport \u00e0 la poursuite d\u2019un traitement \u00e0 base d\u2019ICN&#x002C; pour la pr\u00e9vention secondaire du cancer de la peau&#x002C; sans augmentation probable de la mortalit\u00e9<span class='folia-referentie-nummer'><sup>13&#x002C;14<\/sup><\/span>.<\/p>\n<p> Une revue Cochrane de RCT a compar\u00e9 l\u2019efficacit\u00e9 et l\u2019innocuit\u00e9 des antiprolif\u00e9ratifs <b>acide mycoph\u00e9nolique<\/b> et <b>azathioprine<\/b> utilis\u00e9s pour l\u2019immunosuppression primaire apr\u00e8s une transplantation r\u00e9nale<span class='folia-referentie-nummer'><sup>15<\/sup><\/span>.\u00a0Aucune diff\u00e9rence statistiquement significative n\u2019a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9e pour le crit\u00e8re d\u2019\u00e9valuation de cancer. Mais la qualit\u00e9 des donn\u00e9es probantes \u00e9tait tr\u00e8s faible&#x002C; emp\u00eachant de tirer la moindre conclusion robuste.<br \/> Une revue plus r\u00e9cente de RCT et d\u2019\u00e9tudes observationnelles lors de transplantations de divers organes a compar\u00e9 le risque de cancer pour un sch\u00e9ma de traitement <b>avec et sans mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til<\/b><span class='folia-referentie-nummer'><sup>16<\/sup><\/span>. Les 3\u00a0groupes t\u00e9moins \u00e9taient sous azathioprine&#x002C; inhibiteurs de mTOR et aucun traitement \u00ab\u00a0compl\u00e9mentaire\u00a0\u00bb (recevant donc seulement un ICN \u00b1 un corticost\u00e9ro\u00efde). Il n\u2019y a pas eu de diff\u00e9rence entre le mycoph\u00e9nolate et les inhibiteurs de mTOR. Le risque de cancer \u00e9tait moins \u00e9lev\u00e9 avec le mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til qu\u2019avec l\u2019azathioprine&#x002C; mais pas lorsque l\u2019analyse n\u2019incluait que les RCT. Plus sp\u00e9cifiquement&#x002C; le risque \u00e9tait moindre pour le cancer de la peau&#x002C; le SLPT et les tumeurs solides. Le risque global de cancer \u00e9tait \u00e9galement moins \u00e9lev\u00e9 avec le mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til que sans traitement compl\u00e9mentaire. Cette derni\u00e8re observation sugg\u00e8re que le mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til exerce possiblement un effet protecteur dans le cadre d\u2019un traitement \u00e0 base d\u2019ICN. D\u2019apr\u00e8s les auteurs&#x002C; 8 des 12\u00a0RCT incluses pr\u00e9sentaient un faible risque de biais. La majorit\u00e9 des 28\u00a0\u00e9tudes observationnelles incluses \u00e9taient&#x002C; de l\u2019avis des auteurs&#x002C; de qualit\u00e9 satisfaisante.<br \/> Une autre revue d\u2019\u00e9tudes observationnelles&#x002C; qui s\u2019est sp\u00e9cifiquement pench\u00e9e sur le risque de cancer de la peau apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe&#x002C; a relev\u00e9 un risque plus \u00e9lev\u00e9 de carcinome \u00e9pidermo\u00efde pour l\u2019<strong>azathioprine<\/strong> que pour les sch\u00e9mas de traitement sans azathioprine<span class='folia-referentie-nummer'><sup>17<\/sup><\/span>.<\/p>\n<div class='detailed-content'>Ce constat est \u00e9tay\u00e9 par le m\u00e9canisme d\u2019action de l\u2019azathioprine&#x002C; qui entra\u00eene un effet mutag\u00e8ne synergique en cons\u00e9quence d\u2019une photosensibilit\u00e9 accrue de la peau aux UV-A et d\u2019une accumulation de m\u00e9tabolites dans l\u2019ADN<span class='folia-referentie-nummer'><sup>17<\/sup><\/span>.<\/div>\n<p>Les <strong>corticost\u00e9ro\u00efdes<\/strong> font souvent partie du sch\u00e9ma de traitement immunosuppresseur apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe. C\u2019est surtout important peu apr\u00e8s la transplantation&#x002C; lorsque le risque de rejet aigu culmine. L\u2019utilisation chronique de corticost\u00e9ro\u00efdes a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 d\u2019importants effets ind\u00e9sirables&#x002C; notamment des changements m\u00e9taboliques. Une revue Cochrane a \u00e9valu\u00e9 l\u2019arr\u00eat&#x002C; voire la non-instauration de corticost\u00e9ro\u00efdes par rapport \u00e0 leur poursuite apr\u00e8s une transplantation r\u00e9nale. Les auteurs ont d\u00e9gag\u00e9 un risque plus \u00e9lev\u00e9 de rejet aigu&#x002C; mais aucune diff\u00e9rence au niveau de complications telles qu\u2019infections et tumeurs malignes. Les auteurs soulignent la n\u00e9cessit\u00e9 de mener des \u00e9tudes prospectives de plus longue dur\u00e9e<span class='folia-referentie-nummer'><sup>18<\/sup><\/span>.<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>Le traitement de fond apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe consiste habituellement en une association de 2 ou 3\u00a0immunosuppresseurs. Il peut \u00eatre n\u00e9cessaire d\u2019adapter le traitement pour plusieurs raisons. Le sch\u00e9ma de traitement immunosuppresseur associ\u00e9 \u00e0 l\u2019augmentation la moins \u00e9lev\u00e9e du risque de cancer apr\u00e8s une transplantation d\u2019organe n\u2019est pas clairement \u00e9tabli. Le risque de cancer semble surtout d\u00e9pendre de la dur\u00e9e et de l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019immunosuppression. Quelques donn\u00e9es probantes indiquent que le risque de cancer est moins augment\u00e9 avec les inhibiteurs de mTOR&#x002C; surtout dans la pr\u00e9vention secondaire du cancer de la peau. Mais les effets ind\u00e9sirables des inhibiteurs de mTOR entra\u00eenent souvent l\u2019arr\u00eat de ces m\u00e9dicaments.<\/p>\n<h2>Sources<\/h2>\n<p><span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>1\u00a0<\/span>Nelson&#x002C; J.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Consensus recommendations for use of maintenance immunosuppression in solid organ transplantation: Endorsed by the American College of Clinical Pharmacy&#x002C; American Society of Transplantation&#x002C; and International Society for Heart and Lung Transplantation: An executive summary.<\/i> Pharmacotherapy&#x002C; 2022. 42(8): p. 594-598.<\/span><br \/> <span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>2\u00a0<\/span>Engels&#x002C; E.A.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Spectrum of cancer risk among US solid organ transplant recipients.<\/i> Jama&#x002C; 2011. 306(17): p. 1891-901.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>3<\/span>\u00a0Chapman&#x002C; J.R.&#x002C; A.C. Webster&#x002C; and G. Wong&#x002C; <i>Cancer in the transplant recipient.<\/i> Cold Spring Harb Perspect Med&#x002C; 2013. 3(7).<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>4<\/span>\u00a0Friman&#x002C; T.K.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Cancer risk and mortality after solid organ transplantation: A population-based 30-year cohort study in Finland.<\/i> Int J Cancer&#x002C; 2022. 150(11): p. 1779-1791.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>5<\/span>\u00a0Blosser&#x002C; C.D.&#x002C; G. Haber&#x002C; and E.A. Engels&#x002C; <i>Changes in cancer incidence and outcomes among kidney transplant recipients in the United States over a thirty-year period.<\/i> Kidney Int&#x002C; 2021. 99(6): p. 1430-1438.<\/span><br \/> <span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>6<\/span>\u00a0Piselli&#x002C; P.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Variation in Post-Transplant Cancer Incidence among Italian Kidney Transplant Recipients over a 25-Year Period.<\/i> Cancers (Basel)&#x002C; 2023. 15(4).<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>7<\/span>\u00a0O&#39;Neill&#x002C; J.P.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Post-transplant malignancy in solid organ transplant recipients in Ireland&#x002C; The Irish Transplant Cancer Group.<\/i> Clin Transplant&#x002C; 2019. 33(10): p. e13669.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>8<\/span>\u00a0Sprangers&#x002C; B.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Risk factors associated with post-kidney transplant malignancies: an article from the Cancer-Kidney International Network.<\/i> Clin Kidney J&#x002C; 2018. 11(3): p. 315-329.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>9<\/span>\u00a0Cheung&#x002C; C.Y. and S.C.W. Tang&#x002C; <i>An update on cancer after kidney transplantation.<\/i> Nephrol Dial Transplant&#x002C; 2019. 34(6): p. 914-920.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>10<\/span>\u00a0Wang&#x002C; L.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Carcinogenicity risk associated with tacrolimus use in kidney transplant recipients: a systematic review and meta-analysis.<\/i> Transl Androl Urol&#x002C; 2022. 11(3): p. 358-366.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>11<\/span>Zeng&#x002C; J.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Conversion From Calcineurin Inhibitors to Mammalian Target of Rapamycin Inhibitors in Kidney Transplant Recipients: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials.<\/i> Front Immunol&#x002C; 2021. 12: p. 663602.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>12<\/span>\u00a0Knoll&#x002C; G.A.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Effect of sirolimus on malignancy and survival after kidney transplantation: systematic review and meta-analysis of individual patient data.<\/i> Bmj&#x002C; 2014. 349: p. g6679.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>13<\/span>\u00a0Euvrard&#x002C; S.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Sirolimus and secondary skin-cancer prevention in kidney transplantation.<\/i> N Engl J Med&#x002C; 2012. 367(4): p. 329-39.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>14<\/span>\u00a0Karia&#x002C; P.S.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Association of Sirolimus Use With Risk for Skin Cancer in a Mixed-Organ Cohort of Solid-Organ Transplant Recipients With a History of Cancer.<\/i> JAMA Dermatol&#x002C; 2016. 152(5): p. 533-40.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>15<\/span>\u00a0Wagner&#x002C; M.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Mycophenolic acid versus azathioprine as primary immunosuppression for kidney transplant recipients.<\/i> Cochrane Database Syst Rev&#x002C; 2015(12): p. Cd007746.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>16<\/span>\u00a0Hirunsatitpron&#x002C; P.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Mycophenolic acid and cancer risk in solid organ transplant recipients: Systematic review and meta-analysis.<\/i> Br J Clin Pharmacol&#x002C; 2022. 88(2): p. 476-489.\u00a0<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>17<\/span>\u00a0Jiyad&#x002C; Z.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Azathioprine and Risk of Skin Cancer in Organ Transplant Recipients: Systematic Review and Meta-Analysis.<\/i> Am J Transplant&#x002C; 2016. 16(12): p. 3490-3503.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>18<\/span>\u00a0Haller&#x002C; M.C.&#x002C; et al.&#x002C; <i>Steroid avoidance or withdrawal for kidney transplant recipients.<\/i> Cochrane Database Syst Rev&#x002C; 2016. 2016(8): p. Cd005632.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 ce jour&#x002C; le traitement de fond apr\u00e8s une transplantation  [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12,14914],"tags":[20213,20224],"class_list":["post-175983","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites","category-2023-fr","tag-import_tags","tag-import_tags-nl"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175983","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=175983"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175983\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":178567,"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175983\/revisions\/178567"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=175983"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=175983"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.bcfi.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=175983"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}